Même si bébé est arrivé, je continue à publier les articles commencés mais jamais vraiment achevés concernant le dernier trimestre avant d’entamer le cycle de l’ « après ».
Quand nous avons commencé à nous préparer à l’arrivée de notre bébé, s’est posé la question du projet de naissance. Comment envisagions-nous la grossesse et l’accouchement? Un environnement hyper médical, ou le plus léger possible? Notre première étape fut de choisir une maternité qui correspondait à notre vision de la naissance, permettait un accouchement physiologique, et avait le label « ami des bébés. »
Lancée en 1991, l’initiative Hôpitaux amis des bébés (IHAB) est un projet de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé dont l’objectif est de faire en sorte que toutes les maternités, qu’elles soient indépendantes ou situées dans un hôpital, deviennent des centres de soutien à l’allaitement maternel.
Source: UNICEF
Puis nous nous sommes mis au point sur nos désirs. J’envisageais un accouchement impliquant le minimum d’actes médicaux possibles, mais voulais que Lui soit en accord avec la chose, étant donné que nous parlions de la naissance de notre enfant, fait à deux, et qui serait certes expulsé par mes soins, mais lors d’un travail d’équipe. Autant se mettre au point avant sur des détails tels que la péridurale, histoire d’être sûrs d’être sur la même longueur d’onde le jour J! Ok, lire sur des forums des témoignages d’accouchement dans lesquels des femmes expliquaient que leur mari avait eu honte de les entendre crier, ou leur avait demandé d’avoir un peu de pudeur n’était clairement pas une bonne idée, mais cela m’a permis d’avoir la confirmation que mon Lui n’était pas comme ça, et ne me demanderait pas de me taire pour cesser de lui faire honte. Mon mononeurone de femme enceinte avait besoin de l’entendre de sa bouche.
La péridurale, ce vaste sujet… Tout a commencé à peine la grossesse annoncée: « Et tu vas demander la péridurale? » A 3 mois de grossesse, non, je supporte plutôt bien la chose… « Non mais lors de l’accouchement? » Dans mes rêves les plus fous, non, tant que je réussis à gérer la douleur. « Ah ben moi le jour où j’accoucherai, je prendrai la péridurale, on a le choix de ne pas avoir mal, je ne vois pas pourquoi souffrir inutilement. » Parce que ça reste un choix, donc une décision personnelle, et que je ne souhaite pas lutter contre la douleur mais tenter de composer avec? Parfois, il faut savoir abandonner une conversation quand on sent que l’on aborde des possibilités que son interlocuteur ne peut envisager!
Heureusement, la plupart du temps, même si je voyais une lueur d’incompréhension dans le regard de mon interlocuteur, les remarques étaient plus cools, voire positives, même si nous nous rendions compte que nous passions pour de gentils allumés. Lors du rendez-vous avec l’anesthésiste, celui-ci nous a expliqué que 80% des naissances se faisaient avec une péridurale, et qu’il n’y aurait aucun problème le jour J si finalement nous choisissions d’y avoir recours. La chochotte qui sommeille au fond de moi fut rassurée, même si je campais sur mes positions.
Lors des premiers cours de préparation à la naissance, dès lors que la sage-femme disait « contraction » une personne posait immédiatement la question de la péridurale, généralement « on peut l’avoir quand? » (noyé au milieu d’un fleuve de questions toutes plus biscornues les unes que les autres qui nous faisaient nous demander au bout d’un moment ce que nous faisions là, et comment ces gens avaient réussi à trouver le mode d’emploi de la fabrication de bébés…) Histoire de continuer à faire la hippie, j’ai choisi de faire du yoga pour baleineau, tant qu’à rester dans les clichés… Bien m’en a pris, nous étions un super groupe, avec une super sage-femme qui a enfin pris le temps de nous parler respiration, mouvements et positions qui pouvaient soulager la douleur durant le travail, thèmes que nous n’abordions jamais dans les autres cours étant donné que la partie « gestion de la douleur » se résumait à une suite de question sur la péridurale. Ces questions étaient certes importantes pour les personnes qui les posaient, mais les femmes qui envisageaient de s’en passer auraient, je pense, apprécié qu’on prenne un peu de temps pour parler de moyens autres de gestion des contractions.
C’est ainsi, en bonne hippie optimiste, que je suis arrivée le jour du déclenchement en pensant que l’heure était venue de vivre notre accouchement physiologique. J’étais légèrement optimiste!
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Valise de maternité ? No Stress ce n’est que pour… Demain ?! »

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